
Claude Motion transforme une description en français en courte vidéo animée : vous décrivez les scènes, Claude écrit le code qui les anime, et vous exportez un MP4. Lancé en bêta le 8 octobre 2026, il est réservé pour l’instant aux offres Team et Enterprise. Sur Pro ou Max, un outil gratuit, HyperFrames, donne le même type de résultat dans Claude Code.
💡 À retenir dans cet article
- Une vidéo écrite en code, et pourquoi ça change tout
- Qui peut l’utiliser aujourd’hui
- La méthode : préparer d’abord, animer ensuite
- Ce que contient un bon prompt
Nous produisons nos propres publicités vidéo de cette façon depuis plusieurs semaines, en marge de notre métier d’agence d’automatisation. Voici la méthode qui marche, les pièges qui coûtent du temps, et ce que l’outil ne sait pas faire. Les prompts complets, les tarifs et l’installation pas à pas sont dans notre guide PDF de 24 pages.
Une vidéo écrite en code, et pourquoi ça change tout
Un modèle vidéo comme Kling ou Veo livre des pixels figés. Une faute de frappe dans le titre ? Il faut tout régénérer, au risque de perdre ce qui était réussi.
Motion procède autrement. Chaque mot, couleur, mouvement et durée est écrit sous forme de code, et ce code se lit comme une vidéo. Votre client change de nom ou de prix : une ligne change, le reste ressort à l’identique. C’est la raison pour laquelle nous l’utilisons pour les publicités, où l’on modifie un chiffre ou une accroche dix fois avant de publier.
La contrepartie est nette. Motion anime des textes, des graphiques, des formes et vos propres images. Il ne fabrique ni images filmées réalistes ni personnes générées par IA, puisqu’il ne contient aucun modèle vidéo.
Qui peut l’utiliser aujourd’hui
D’après la présentation d’Anthropic, Motion est arrivé le même jour que les tableaux de bord. La page d’aide officielle précise l’accès : activé par défaut sur Team, activé par un propriétaire du compte sur Enterprise, pas encore sur Free, Pro ni Max. Aucune date n’est annoncée pour les autres offres.
Quatre chemins y mènent : l’onglet Artéfacts puis Motion, le menu Sortie dans la zone de message, la commande /motion, ou simplement la demande à Claude. Si rien n’apparaît sur Team, vérifiez le réglage « Exécution de code dans le cloud et création de fichiers » dans Paramètres puis Capacités : des utilisateurs indiquent que Motion en a besoin.
La méthode : préparer d’abord, animer ensuite
L’erreur la plus fréquente consiste à ouvrir Motion et à taper une idée vague. La vidéo sort hors sujet, on recommence, et chaque essai décompte vos limites d’utilisation.
Nous faisons l’inverse. Le plan se règle dans une conversation classique, la partie la moins coûteuse : vous donnez votre idée, vos images de référence, le lien de votre site et vos chiffres, puis vous échangez jusqu’à obtenir un prompt unique. C’est la même logique que pour rédiger des contenus avec l’IA : la qualité se joue avant la génération. Une conversation accepte images et documents, pas les fichiers vidéo : pour un style que vous aimez, joignez des captures.
Ce que contient un bon prompt
Un prompt Motion qui marche du premier coup tient en six parties :
- la mission, la durée, le format et la cadence (par exemple 20 secondes, 1920 x 1080, 30 images par seconde) ;
- le style, avec les couleurs exactes en code hexadécimal ;
- le public et le lieu de diffusion, comme le recommande Anthropic ;
- chaque scène avec sa durée, une idée par scène ;
- ce qu’il faut éviter : plus de six mots à l’écran, du texte près des bords, tout fait ou logo inventé ;
- le critère qui dit que c’est terminé.
Ce dernier point paraît superflu. Il ne l’est pas : sans lui, Claude ne sait pas quand s’arrêter, et vous non plus.
Ensuite, vous collez le prompt dans Motion et choisissez le modèle sous la zone de saisie. La génération prend en général une à quatre minutes.
Corriger un mot sans tout refaire
C’est là que Motion se distingue vraiment. Trois façons de retoucher, selon ce qui change.
Pour un texte, une durée ou la vitesse, les réglages rapides en bas à droite listent tous les mots de la scène : vous tapez par-dessus et la vidéo se met à jour pendant la saisie. Pour un objet sans texte, le bouton Commenter permet de cliquer sur l’élément dans l’aperçu et de décrire le changement : seul cet élément est retravaillé. Pour le reste, la conversation de gauche suffit, à condition de nommer la scène et de préciser ce qui ne doit pas bouger.
Le partage fonctionne comme un document : consultation, commentaire ou modification. L’export se fait en MP4, prêt pour le site, un e-mail ou les réseaux.
Vos propres images filmées
Motion n’accepte pas la vidéo en pièce jointe. Pour poser un encart de prix sur une séquence face caméra, la parade est ancienne : demandez la même animation sur un fond vert uni, exportez-la, placez-la au-dessus de votre séquence dans votre logiciel de montage et retirez le vert avec l’effet d’incrustation. Évitez alors le vert dans vos graphismes, sinon il disparaît aussi.
Pour des plans réalistes (un vrai atelier, un produit en situation), Claude peut passer par un fournisseur d’images et de vidéos IA. Le guide détaille la connexion à Kie AI, qui facture à l’usage : environ 0,05 dollar l’image et 0,45 dollar pour cinq secondes de vidéo en 1080p, aux tarifs publiés par Kie mi-octobre. Motion gère ensuite textes et mouvements par-dessus, et chaque mot reste modifiable. Le connecteur utilisé est un projet communautaire, pas un outil officiel : nous recommandons de figer sa version et de plafonner la dépense par requête, comme le montre le guide.
Pas encore Motion ? HyperFrames fait le même travail
Sur Pro ou Max, l’équivalent s’appelle HyperFrames. C’est l’outil vidéo open source de HeyGen, gratuit y compris pour un usage commercial, qui s’installe comme extension de Claude Code. Le rendu tourne sur votre ordinateur, avec Node.js et FFmpeg.
C’est celui que nous utilisons au quotidien, et pour une raison précise : une vidéo HyperFrames peut contenir vos propres clips vidéo et audio, et Claude construit les graphismes autour. Motion ne sait pas encore le faire. HyperFrames Studio s’ouvre dans le navigateur, et chaque modification s’affiche aussitôt.
Une précision pour ceux qui ont entendu parler de Remotion, qui fait un travail voisin : sa licence est gratuite jusqu’à trois salariés, payante au-delà.
Lequel choisir
Notre avis est simple. Vous avez Motion : servez-vous-en pour les petites promotions rapides, sans rien installer. Pour tout le reste, et dès que vos propres images filmées entrent en jeu, HyperFrames fait mieux.
Les limites à connaître avant de s’y mettre
Motion ne coûte rien de plus que votre offre, mais il n’est pas illimité. Anthropic indique que plus l’animation est longue et complexe, plus elle consomme, sans publier de quota par animation. Testez un style sur quelques secondes avant de demander la version complète.
Les boutons, les noms et les règles d’accès sont ceux d’une bêta. Ils changeront, et notre guide signale chaque point qui n’est pas encore décrit dans l’aide officielle.
Enfin, l’outil ne remplace pas l’idée. Une vidéo animée sans message clair reste une vidéo que personne ne regarde jusqu’au bout, même parfaitement exportée.
Recevoir le guide PDF « Claude Motion, le guide »
24 pages, prompts prêts à copier. Le lien arrive dans votre boîte mail en moins d’une minute.
Et concrètement, chez vous ?
Commencez par une vidéo de vingt secondes sur une offre que vous vendez déjà : préparez le plan dans une conversation classique, puis animez. Si la vidéo n’est qu’une partie du problème et que vous cherchez surtout à faire tourner vos devis, vos relances ou votre prospection sans y passer vos soirées, nous pouvons regarder ça ensemble. Nous automatisons ces tâches pour des PME, souvent en combinant Claude et des outils comme n8n. Le diagnostic gratuit de CyberyWeb dure trente minutes.
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