
L’application Claude pour ordinateur a changé de visage en octobre 2026. Il ne reste que deux onglets, Chat et Code, et c’est l’onglet Code qui concentre les nouveautés : des conversations qui en lancent d’autres, une conversation qui pilote toutes les autres, des projets qui tournent ordinateur fermé. Le mot « code » fait fuir beaucoup de dirigeants, à tort : on y parle à Claude en français courant, sans écrire une ligne de programme.
💡 À retenir dans cet article
- Ce qui change en ouvrant l’application
- La carte Contexte, celle qu’on regarde trop peu
- Ranger et piloter plusieurs conversations
- Les sessions imbriquées
Nous utilisons Claude Code tous les jours à l’agence pour construire nos automatisations pour les PME. Ce qui suit résume ce que nous avons activé, ce que nous avons laissé de côté, et pourquoi. Le détail clic par clic, avec les prompts prêts à copier, est dans notre guide PDF de 16 pages.
Ce qui change en ouvrant l’application
Cowork a été fondu dans Chat en septembre. Reste l’onglet Code, qui demande une offre Pro, Max, Team ou Enterprise.
À droite de la fenêtre, une barre de sessions affiche quatre cartes : l’environnement (le dossier de travail, sur votre machine ou dans le cloud), le contexte, les connecteurs et les fichiers produits. Si elle n’apparaît pas, le bouton « Afficher la barre de sessions » se trouve en haut à droite.
Deux réglages méritent cinq secondes, dans Paramètres puis Claude Code. Le premier connecte chaque nouvelle conversation à Remote Control : vous lancez une tâche au bureau et vous la suivez sur votre téléphone. Le second empêche l’ordinateur de se mettre en veille pendant que Claude travaille. Fermer l’écran d’un portable le met quand même en veille, et la tâche s’arrête.
La carte Contexte, celle qu’on regarde trop peu
Le contexte, c’est la mémoire de travail de Claude pour une conversation. D’après la documentation de l’application de bureau, les modèles récents disposent d’un million de tokens, soit à peu près quatre romans épais.
Ce chiffre rassure, et il ne devrait pas. Vos fichiers mémoire, vos skills et vos connecteurs se chargent avant même votre premier message, à chaque conversation. Ils mangent vos limites d’utilisation dès le départ. Chez nous, un ménage dans ces fichiers a fait plus pour la durée des journées de travail que n’importe quel changement d’offre. La commande /context montre ce qui occupe la place.
Ranger et piloter plusieurs conversations
Les sections fonctionnent comme des dossiers dans la barre latérale : les trois points à côté d’une conversation, « Déplacer vers », « Nouvelle section ». Une section par client ou par projet suffit.
Les sessions imbriquées
Une session peut désormais en démarrer d’autres. Vous demandez une page de vente, les e-mails et les publicités d’une campagne, en précisant d’ouvrir une session pour chaque chantier. Les trois s’affichent sous la principale et lui rendent compte à la fin.
La différence avec les sous-agents qu’on connaissait : on peut ouvrir une session imbriquée, voir tout ce qu’elle a fait et lui parler directement. Un sous-agent, lui, reçoit un ordre et rend un résultat, sans dialogue possible. Nous avons détaillé ce principe de plusieurs IA qui se répartissent le travail dans notre article sur l’orchestration multi-agents en PME.
La session maîtresse
C’est la fonction que nous recommandons en premier. Peu de gens le savent : une session de Claude Code peut voir vos autres sessions. Vous en épinglez une en haut de la barre, vous lui dites qu’elle est votre session maîtresse, et vous ne parlez plus qu’à elle.
Elle répond à « quelles conversations attendent une décision de ma part ? », lance de nouvelles sessions, range la barre latérale à votre place. Par défaut, elle voit les 20 sessions les plus récentes ; il suffit de lui demander de remonter plus loin.
Les projets Claude Code, dans le cloud
Même principe que la session maîtresse, mais hébergé chez Anthropic. Un projet continue de tourner ordinateur fermé, partage une mémoire commune entre ses sessions et affiche une page Aperçu (terminé, en cours, en attente de vous). La documentation des projets les réserve pour l’instant à Pro et Max, en bêta, avec une liste d’attente si le menu n’apparaît pas.
Voici la limite qu’on oublie de mentionner : tout document envoyé dans un projet est stocké sur les serveurs d’Anthropic. Pour un devis, un fichier clients ou une fiche de paie, la question se pose avant de cliquer. Nous gardons les données de nos clients en local, dans des sessions imbriquées, et réservons les projets aux travaux sans données personnelles.
Le choix entre les deux tient en une phrase. Besoin de votre ordinateur ou de vos fichiers locaux : sessions imbriquées. Gros chantier qui doit avancer pendant votre absence : projet.
Travailler sans interrompre Claude
Claude est au milieu d’une longue tâche et une question vous vient. La poser dans la conversation principale l’interrompt et consomme davantage. La discussion latérale (/btw, ou Ctrl + ; sous Windows) s’ouvre à côté, lit toute la session et répond sans rien casser. Elle disparaît à la fermeture de l’application : copiez ce que vous voulez garder.
La vue scindée affiche plusieurs conversations sur le même écran (Alt + clic sur une conversation). En dézoomant, dix tiennent à l’écran. Nous le déconseillons : au-delà de deux ou trois, c’est votre propre attention qui sature, pas la machine.
Docs, Slides, Design, Dashboards et Motion
Anthropic propose ses équivalents de Google Docs et Google Slides, un outil de design, des tableaux de bord branchés sur vos applications et un outil de vidéo animée. Chacun produit un artéfact, un document sur lequel vous et Claude travaillez ensemble, que vous pouvez commenter et partager par lien.
Selon la page des offres, Docs, Slides et Design sont ouverts à tous, les Dashboards sont en bêta à partir de Pro, et Motion reste réservé à Team et Enterprise. L’ancien site claude.ai/design ferme au plus tard le 14 décembre 2026, d’après le journal des versions de Claude Code.
Un réglage à tester dans Paramètres puis Capacités : « Artéfacts dotés d’IA ». Vos créations embarquent alors Claude lui-même. Un tableau de bord partagé à l’équipe peut recevoir une barre de question, et chaque collègue interroge les chiffres avec son propre compte.
Commandes, mods et raccourcis
Tapez / dans la zone de message pour voir toutes les commandes. Celles qui nous servent le plus :
/output-stylechange la façon dont Claude répond, par exemple plus court et sans jargon ;/doctorvérifie vos réglages et votre fichier d’instructions ;/skill-doctormontre ce que chaque skill coûte en mémoire de travail, pour couper ceux qui ne servent jamais ;/advisorfait appel à un modèle plus puissant uniquement sur les décisions importantes ;/rewind, ou deux appuis sur Échap, revient à un point antérieur de la conversation.
Les mods modifient l’apparence ou le comportement de Claude Code. Ils sont activés par défaut depuis la version 2.1.286. Ribbon, gratuit et open source, affiche votre utilisation restante de la semaine et l’état du cache de prompt. Ce cache refroidit au bout d’une heure : le message suivant oblige Claude à tout relire au tarif normal. Le voir d’un coup d’œil évite des surprises en fin de semaine.
Dernier raccourci à retenir : Ctrl + Alt + Espace ouvre Claude depuis n’importe quelle application, et Ctrl + D active la dictée.
Ce qu’on en retient, et ce qu’on attend encore
Activer ces fonctions prend un quart d’heure. Ce qui change vraiment la journée, c’est de traiter Claude comme une petite équipe : une conversation qui coordonne, chaque tâche dans sa session, un contexte léger. La plupart des déceptions que nous entendons viennent de l’inverse, une seule conversation géante qui finit par tout oublier.
La réserve honnête : une partie de ces fonctions est en bêta. Les noms de boutons et les règles d’accès changent d’un mois sur l’autre, et notre guide porte la date de sa dernière vérification pour cette raison. Avant de changer d’offre pour une fonction précise, vérifiez qu’elle est bien ouverte à cette offre.
Recevoir le guide PDF « Application Claude, le guide de configuration »
16 pages, prompts prêts à copier. Le lien arrive dans votre boîte mail en moins d’une minute.
Et concrètement, chez vous ?
Commencez par la session maîtresse et le ménage du contexte : deux réglages, un quart d’heure, et la différence se voit dès la première journée. Si vous voulez aller plus loin et faire travailler Claude sur vos vrais processus (devis, relances, tri des demandes), c’est là que nous intervenons. Nous regardons avec vous ce qui peut être confié à l’IA dans votre entreprise, et ce qui doit rester entre vos mains, souvent en reliant Claude à n8n pour que le travail tourne sans vous. Le diagnostic gratuit de CyberyWeb dure trente minutes.
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